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La compagne et l'ex-conjointe de Cédric Prizzon mortes asphyxiées, ses enfants en France jeudi
information fournie par AFP 01/04/2026 à 13:55

L'ex-policier français Cédric Prizzon, soupçonné d'enlèvement et de double homicide, quitte le tribunal de Vila Nova de Foz Côa, le 26 mars 2026 à Foz Côa, au Portugal ( POOL / - )

L'ex-policier français Cédric Prizzon, soupçonné d'enlèvement et de double homicide, quitte le tribunal de Vila Nova de Foz Côa, le 26 mars 2026 à Foz Côa, au Portugal ( POOL / - )

Les deux enfants de Cédric Prizzon seront rapatriés du Portugal en France jeudi, neuf jours après l'interpellation de leur père, soupçonné du meurtre de leurs mères respectives, tuées "par asphyxie", selon le rapport d'autopsie.

Ce garçon de 12 ans et sa demi-soeur âgée de 18 mois seront remis aux autorités françaises jeudi à Lisbonne, en vue de leur rapatriement dans l'après-midi, a précisé à l'AFP le tribunal qui a statué sur leur sort.

Ils devaient ensuite être accueillis par l'Aide sociale à l'enfance, avant qu'un juge des enfants ne soit saisi pour décider des modalités de leur prise en charge, avait indiqué lundi le procureur de Rodez Nicolas Rigot-Muller.

Ils devraient par ailleurs rentrer en France avec les chiens qui se trouvaient avec eux lors de l'interpellation de leur père, le 24 mars.

Ce dernier est soupçonné d'avoir tué leurs mères, sa conjointe et son ex-compagne, qui ont été asphyxiées, revèle le rapport d'autopsie, une information de la presse portugaise qu'une source policière portugaise a confirmé à l'AFP.

Les corps des deux Françaises, âgées de 40 et 26 ans, ont été retrouvés mercredi dernier enterrés dans un lieu isolé du district de Bragança, dans le nord-est du pays ibérique, à une centaine de kilomètres au nord du lieu de l'arrestation de Cédric Prizzon, dans la région portugaise de Guarda.

L'ex-policier de 42 ans a été placé en détention provisoire après avoir été interpellé lors d'un contrôle routier en compagnie de ses enfants.

- Déjà au Portugal en 2022 -

Arrêté après plusieurs jours de cavale depuis le sud de la France, où les deux femmes et leurs enfants avaient été portés disparus, cet ancien joueur de rugby à XIII et ex-videur de boîte de nuit aurait avoué à un juge portugais avoir tué son ex-conjointe et sa compagne actuelle, mais nié toute préméditation.

La police escorte l'ex-policier français Cédric Prizzon (g), soupçonné de double homicide et d'enlèvement, jusqu'au palais de justice de Vila Nova de Foz Coa, Guarda, dans le nord-est du Portugal, le 26 mars 2026 ( AFP / Levi FERNANDES )

La police escorte l'ex-policier français Cédric Prizzon (g), soupçonné de double homicide et d'enlèvement, jusqu'au palais de justice de Vila Nova de Foz Coa, Guarda, dans le nord-est du Portugal, le 26 mars 2026 ( AFP / Levi FERNANDES )

Selon le récit rapporté par plusieurs médias, il aurait quitté l'Aveyron avec les deux femmes et ses deux enfants et serait entré au Portugal le 22 mars avec le projet d'abandonner son ex-compagne en Afrique du Nord.

Mais une violente dispute aurait éclaté avec sa compagne actuelle en raison d'un désaccord sur le plan à suivre. C'est lors de cette dispute que l'ex-policier aurait tué la mère de sa fille de 18 mois, puis celle de son fils aîné.

Cédric Prizzon entretenait un rapport très conflictuel avec son ex-compagne de 40 ans. Leurs relations se sont envenimées jusqu'à une dispute, en septembre 2020, durant laquelle les deux ex-concubins avaient échangé des coups de couteau qui leur avaient valu à chacun une condamnation à six mois de prison avec sursis.

L'ex-policier aveyronnais avait aussi écopé d'une peine de six mois avec sursis pour des menaces de mort contre son ex-conjointe en 2022 et, l'année suivante, le tribunal correctionnel de Rodez l'avait condamné pour harcèlement moral à 18 mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans.

A l'été 2022, il avait aussi dérogé au système de garde alternée mis en place, emmenant son fils en Espagne et au Portugal pendant plusieurs semaines, avant d'être rattrapé par les forces de l'ordre et de se voir déchu de son droit de garde.

Interpellé à Irun, à la frontière franco-espagnole, il avait alors expliqué aux policiers avoir choisi de longer la côte atlantique portugaise car il pensait y avoir moins de chances d'être repéré.

"J'ai commencé à regarder les pays où il y avait le moins d'effectifs de police et gendarmerie et où il n'y avait pas de reconnaissance faciale. (...). J'ai vu que le mieux c'était le Portugal", a-t-il dit, selon un procès verbal consulté par un correspondant de l'AFP en Aveyron.

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